Lynceus Festival 2016

Les créateurs invités

Clément Camar-Mercier

Doctorant en études cinématographiques et diplômé de l’Ecole Normale Supérieure en Histoire et Théorie des Arts, Clément Camar-Mercier se forme à l’art théâtral avec Christian Schiaretti, Olivier Py, Brigitte Jaques-Wajeman et François Regnault. Depuis, il travaille régulièrement comme auteur, metteur en scène, traducteur, vidéaste, dramaturge ou scénographe. Il a notamment traduit et adapté Shakespeare avec Richard II, créé en 2015 à la Scène Nationale de Perpignan par Guillaume Séverac-Schmitz, Richard III, créé en 2013 au Théâtre Régional d’Arbois par Baptiste Dezerces et, dans une nouvelle version, en 2016, au Nouveau Théâtre Populaire par Joseph Fourez ; Tchekhov avec La Mouette qui sera créée en 2017 au Théâtre de la Bastille par Thibault Perrenoud ; Janet Dolin Jones avec Even et Ingmar Bergman avec Entretiens privés : deux spectacles en cours de production. Il collabore régulièrement avec Brigitte Jaques-Wajeman, Serge Nicolaï, Alice Zeniter, Octavio de la Roza, Guillaume Séverac-Schmitz et la compagnie Kobal’t. Il est aussi intervenant pédagogique pour des stages d’écriture à l’ARIA, dirigée par Robin Renucci. En tant que metteur en scène, il a créé Pour un tombeau d’Anatole, d’après Stéphane Mallarmé, à la réouverture du Théâtre universitaire de la rue d’Ulm. Répondant à une proposition de l’Eglise Saint Eustache, il y créera, en 2017, son prochain spectacle : Vous n’avez vu aucune voix, d’après la Bible. Il fonde en 2014 sa compagnie Les Fossés Rouges, spécialisée dans le théâtre comme le cinéma, et, après la rénovation d’un corps de ferme dans la région Centre, y dirige depuis un lieu de résidence artistique. Il a aussi enseigné l’histoire du cinéma pendant trois ans à l’université d’Aix-Marseille et a été chercheur-invité à l’Université de Montréal, il a collaboré avec Pierre Chevalier à la direction des projets d’Arte France, avec Pierre Jutras à la programmation de la cinémathèque canadienne et avec Joëlle Gayot comme chroniqueur sur France Culture.

Estelle Meyer

Après la classe libre du cours Florent, Estelle Meyer entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où elle travaille entre autre avec Dominique Valadié, Cécile Garcia Fogiel, Alfredo Arias… A sa sortie, elle rencontre François Orsoni pour la tournée de Jean la chance de Brecht dans différents Centres Dramatiques Nationaux et en Argentine. Elle participe ensuite à plusieurs créations avec lui dont Baal de Brecht programmé au Festival d’Avignon 2010 puis au Théâtre de la Bastille. Elle travaille également avec Stéphanie Loik Emilfork sur La guerre n’a pas un visage de femme de Svetlana Alexeivitch au Théâtre des quartiers d’ Ivry, avec Denis Llorca surLes Troyennes d’Euripide, avec Jean Pierre Garnier sur La Coupe et les lèvres de Musset, avec Sara Llorca sur Les Deux Nobles Cousins de Shakeaspare. Elle joue dans Théâtre à la campagne de David Lescot et collabore aussi avec deux jeunes auteurs contemporains : Matthieu Dessertine et Josephine Serre. Parallèlement elle joue dans différents téléfilms et interprète notamment la reine Hatschepsout sur Arte.

Vasil Tasevski

Né en 1984 à Skopje en Macédoine, Vasil Tasevski est venu se former en France, d’abord au Centre des arts du cirque de Balthazar à Montpellier puis au Centre National des Arts du Cirque. Il pratique l’acrobatie et la manipulation d’objets, a créé son agrès, la « topka », sphère métallique, et développe sa recherche autour de ce nouvel objet de cirque. Cette recherche se nourrit aussi de sa passion pour la photographie et d’un travail sur la lumière et la projection vidéo. Il travaille régulièrement avec Marion Collé et Matthieu Gary avec lesquels il est associé au sein du collectif Porte 27, collectif avec lequel il a créé en 2011 Mingus, Mingus, Mingus, Mingus, Mingus, spectacle pour enfants sur le jazz avec Matthieu Gary, Fragan Gehlker et Yacine Ortiz. En 2012, il participe à une nouvelle création collective de Porte 27: ISSUE01 cirque/rencontre/création avec Marion Collé, Matthieu Gary et Lawrence Williams. En 2013, je suis interprète dans le spectacle Lendemains de fête de Julie Bérès, compagnie Les Cambrioleurs. Il collabore également avec Guy Alloucherie / Cie Hendrick Van Der Zee autour des Veillées (en tant que circassien) et le Théâtre de l’Entrouvert d’Elise Vigneron (en tant que créateur vidéo). En 2013, Etienne Saglio fait appel à lui pour être interprète à ses côtés dans le spectacle Les Limbes / compagnie Monstre(s), spectacle que je tourne en ce moment en France et à l’étranger. En 2016, l’écriture d’I woke up in motion, première pièce solo mettant en scène son univers singulier, marque une étape dans son parcours artistique : elle synthétise des années de recherche, de travail ainsi que différentes techniques et disciplines artistiques qui lui tiennent à coeur : la photographie, l’installation vidéo, l’art contemporain, la performance et les arts du cirque.

Clémence Weill

Clémence Weill, née à Paris en 1984, est comédienne, metteur en scène et auteur. Formée comme comédienne à l’école Claude-Mathieu, elle a appris et travaillé avec Jean-Louis Hourdin, Matthias Langhoff, Emmanuel Demarcy-Mota, Marie Vaiana, Didier Bailly, Jacques Hadjaje et dans de nombreux spectacles de rue. Depuis 2006, elle a notamment adapté et mis en scène L’Opéra du dragon de Heiner Müller, Mars d’après Fritz Zorn, La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Mesure pour mesure d’après Shakespeare. Musicienne de formation, elle a dirigé avec Jean-Claude Vannier L’Histoire de Melody Nelson et L’Enfant assassin des mouches à la Cité de la Musique. Depuis 2012, elle se tourne davantage vers les écritures originales, collaborant en création collective ou par l’écriture plateau avec différentes compagnies (Collectif Des clous dans la tête, Compagnie Rêvages, Compagnie Enascor, Fabrique des Petites Utopies…). En parallèle, elle poursuit un parcours d’autrice plus solitaire ; elle travaille également à l’écriture de scénarios, d’articles, de romans graphiques et collabore avec des plasticiens pour des évènements pluridisciplinaires et citoyens. En 2014, elle cofonde le club d’auteurs ACME (Appuyés Contre un Mur qui s’Ecroule) avec Aurianne Abécassis, Marc-Antoine Cyr, Solenn Denis et Jérémie Fabre.

Lawrence Williams

Lawrence Williams, né à Lancaster en Angleterre en 1981, est saxophoniste et chanteur. Il compose régulièrement pour le théâtre et la danse en mettant son expérience de la musique improvisée au service d’autres musiciens mais aussi d’acteurs, de danseurs, de vidéastes et dernièrement de nombreux artistes de cirque dans le but de concevoir et développer des projets interdisciplinaires. Il a beaucoup travaillé avec les metteurs-en-scène Arpad Schilling et Jeanne Candel dans des formes qui interrogeaient sa pratique de la musique ainsi que le statut de musicien de théâtre et son rapport à la scène. C’est la même question qu’il développe dans son travail avec les acrobates de Porte 27 avec lesquels il travaille régulièrement depuis 2010. Il a écris le conte musical Un Ours, of Course !, avec l’écrivain Alice Zeniter, qui existe en tant que spectacle jeunesse (créé à La Maison de la Poésie, au théâtre de Théâtre de Vanves, à la Cité de la Musique) et sorti chez Actes Sud Junior en format CD-Livre en 2016. Son travail au théâtre, ses concerts de musique improvisée et son projet de chansons, Splinters, le conduisent dans de nombreux pays d’Europe.

Le dossier de presse

La programmation

Une petite poignée d’individus régit le monde selon des règles qu’ils ont eux-mêmes décidées. Mais pendant ce temps, 99%des habitants de la planète continuent d’inventer. Il n’y a pas les méchants et les gentils (ou alors c’est qu’on tient à lire cette société comme un conte de fée). Mais il y a des divergences de priorités certainement. Des visions idéologiques qui s’affrontent jusqu’à rendre complexe la cohabitation. Le choix de vocabulaire pour défendre / expliquer / porter ses opinions rend déjà la tâche vertigineuse. Chacun ses mots, ses sous-entendus, ses interprétations. Un casse-tête.

Chiche : et si on dialoguait pour autre chose que convaincre l’autre – ou le faire taire ?

Chiche : et si on faisait de la démocratie ? En actions plutôt qu’en grands mots ?

Théâtralement, que donnerait une pièce dessinée par le débat collectif ? Une pièce citoyenne, forum, égalitaire… (serait-ce une impasse artistique ?)

Chiche : on inventerait un conte contemporain et citoyen (soit :trois problèmes terminologiques dès l’intitulé initial).

S’y opposeraient deux « clans » : les progressistes et les réalistes (ici :deux soucis de plus)

Se demander ce qu’est LE PROGRES.

Se demander ce qu’est le REEL (voir :la dictature du réel).

On emploierait foule de mots étranges dans la bouche. (Corporate / Flexi-compétitifs / préfectoral / croûtons). On tenterait une improbable union entre bureaucratie et salamandres.

On parlerait aussi d’INUTILITE (on est peut-être tous l’inutile de quelqu’un ?)

Le tout serait joyeusement désobéissant ou poétiquement transgressif.

Un texte de Clémence Weill
Une mise en scène d’Antonin Fadinard
Avec Fernanda Barth, Julien Drion, Pierre Giafferi, Hélène Rencurel

« Où elle revient ici, où elle était déjà venue. Binic donc. Un lieu d’importance, une mémoire. Mais que peut-on encore commémorer ?

Le temps n’est pas à la fête, mais à la révolte grondante. L’âme est toujours exposée, surtout à l’abris. Les corps aussi. Un vaste salon vide, un piano, une baie vitrée, la mer et ses souvenirs. Alice R. est à la tête d’un Etat dont les rêves se brisent, à l’image d’une vie, du pouvoir, d’un peuple, d’une raison, qui lui échappent.

il y a bien longtemps que l’on ne m’avait pas appelée par mon prénom.

Elle est venue faire la paix avec la vague, sur les grèves sableuses, à la recherche d’une croisée des chemins, du temps où elle s’est mise à dévaler. Paradoxalement, derrière une vitre. À jamais séparée par un fragile invisible. Où l’on comprend qu’elle a oublié de tenir ses promesses, à elle-même, aux autres. Aux autres qui sont elle-même. L’homme qui partage sa vie, qui la déraisonne, qui génère l’amnésie. Où est-elle passée ? Celle qui lui a échappée parce qu’elle l’a abandonnée. De l’échec amoureux comme déclencheur de la soif de pouvoir, regarde ce que je vais devenir et tu n’en profiteras pas.

je n’ai jamais voulu en profiter

Où elle pleure, où elle sait qu’il faut agir, enfin. Elle se dégoûte de n’avoir jamais cru au pardon mais toujours à l’oubli. Qui est ce frère qui revient ? Sa mémoire est morte, elle a un goût de cendres, amer, sur ses lèvres. Pourquoi la protéger ? Pourquoi vouloir parler d’elle ? Mais elle veut encore croire, un peu, au moins dans ce pouvoir des mots. Où elle décide de considérer une nouvelle forme achevée de discussion, un protolangage, un point final. Ce qui nous fait tendre vers, sans qu’on n’ose jamais le faire. Universellement unique : où l’adresse est repensée. À qui parle-telle quand elle parle, d’où l’importance de la chose politique. De la confusion de l’interlocuteur, des élans chimériques. Pas une rédemption, aucun regret : juste l’amertume d’une tristesse infinie, toujours la même. Où elle recroise ces regards timidement connus. Et l’amour parfaite qui s’en revient.

tout le monde sait que tu es là même moi qui t’oublie moi seule fatiguée l’immense démange là où croit l’amour sans cesse s’effondre César, même, meurt c’est un retour sans triomphe aux lauriers ingrats quand les caresses échouent avec la même volupté que l’or des morts les lumières de Babylone jouxtent nos esprits bas

Où les baisers laissent place aux colères délicieuses. Manipulée, d’une faiblesse arrogante mais toujours responsable. Être malheureuse pour avoir l’impression d’être au moins quelque chose. Une héroïne picaresque dans l’aventure fébrile de ses occasions manquées. Où elle va commencer à écrire pour penser aux horizons impénétrables. Où elle va finir par dire. Où elle va se reposer dans une forêt druidique. J’ai aimé ce moment où je n’existais plus sans être morte

Les derniers jours de l’insolente présidence d’Alice R. sera une pièce à la structure classique. Cinq actes, un lieu unique. Une chef d’état fatiguée, menacée par un peuple invisible mais dangereux, se retire quelques jours à Binic, dans une villa sécurisée du bord de mer. Elle verra se succéder, autour d’elle : son mari, ministre et idéologue dangereusement manipulateur, un journaliste qui veut écrire une biographie, un garde du corps, son frère et une ancienne amante. En voulant s’imposer une solitude qui est sans cesse oppressée, elle sent qu’arrive la dernière chance de devenir elle-même, d’affronter une peur secrète avant que celle-ci ne lui soit fatale. Une dernière chance de faire corps avec ses désirs, amoureux et politiques, qu’elle avait égarés, ici, dit-elle, il y a quelques années. Une dernière chance qu’elle voudrait saisir par le langage, le temps d’un dernier discours à la forme achevée. »

Un texte de Clément Camar-Mercier
Une mise en scène de Sébastien Depommier
Avec Sebastien Depommier, Zoé Schellenberg, Fanny Sintès, Benjamin Wangermée

Plus adolescent, pas encore totalement adulte, c’est cet état transitoire, ce passage intérieur que nous voulons filmer. Faut-il s’extraire de la réalité pour écrire une fiction ou faut-il au contraire s’y plonger pour mieux l’appréhender ? Comment réussir le défi consistant à rassembler leurs différents désirs en une seule et même fiction ? Et puis au fond, qui est-il, au juste, ce monstre qui habite nos réalités et nous empêche de les transformer ?

Au fur et à mesure de leur écriture, ils apprennent à désigner leurs adversaires, récoltent les ingrédients de cette fiction à venir et nous parlent de leurs espoirs. Trois jeunes gens qui se demandent comment transformer notre réalité en une fiction capable d’être partagée et de trouver un sens. Trois jeunes gens aux prises avec la difficulté d’imaginer un autre monde possible.

Par le biais de ces trois individualités, Les Etats généraux de l’imaginaire est l’occasion de faire le portrait de notre génération, de faire le point sur l’imaginaire de notre jeunesse et de dessiner ses lignes de fuite. Pour retrouver l’espoir, et pour prouver que passer par la fiction est un pas de géant pour ceux qui considèrent qu’on peut modeler la vie comme un morceau d’argile.

Un film de François Hébert et Olivier Strauss
Réalisé en partenariat avec La Ville Robert (Pordic), Le Théâtre du Champ au Roy (Guingamp) et le Foyer de Jeunes Travailleurs de la ville de Guingamp
Documentaire de création réalisé par François Hébert et Olivier Strauss, soutenu par le Théâtre du Champ au Roy à Guingamp et le Centre Culturel de la Ville Robert à Pordic, Les États généraux de l’imaginaire suit les pérégrinations de Morgane, Sébastien et Lucas, trois jeunes du Foyer de jeunes travailleurs de Guingamp ayant comme ambition d’écrire un film de fiction.

Chute ! est une conférence spectaculaire sur le thème de la Chute. Dans un dispositif quadrifrontal Matthieu Gary et Sidney les deux acrobates/auteurs installent le public autour d’une aire de tatamis, les spectateurs sont au plus proche, prêts à partager les sensations de l’acrobate. Durant une petite heure, ils essayerons de comprendre les ressorts poétiques, philosophiques et scientifiques de la chute, avec pour seule matière les corps de nos deux acrobates. « Faire corps » au cirque c’est prendre l’expression au pied de lettre, tomber, se relever, se porter, tourner, s’affronter, rouler, s’embrasser, percuter le sol, l’épouser avec grâce…et révéler un peu de notre condition de terriens soumis à l’impitoyable loi de la gravitation. Une poésie muette et brute peut alors remplacer les mots et laisser l’imaginaire du spectateur naviguer. Ici on cherche à s’envoler pour de vrai, on retombe avec joie et on recommence. Chute ! est un spectacle de proximité, épuré et joueur.

Une Conférence spectaculaire écrite, mise en scène et interprétée par Matthieu Gary et Sidney Pin.

Il y a 10 ans un homme qui s’appelle Jean-Baptiste Marongiu, critique littéraire et réfugié italien des années de plomb a écrit :

« Le corps n’est plus l’incarnation irréductible de soi mais une construction personnelle, un objet transitoire et manipulable susceptible de maintes métamorphoses selon les désirs de l’individu, un corps à soi. Le corps contemporain est devenu une sorte de brouillon à reprendre en permanence en mains, à travailler, suivant d’ailleurs une idéologie très puritaine au sens où il faut le «mériter». En changeant son corps, l’individu cherche à changer son existence. A travers les innombrables ateliers de transformation du corps, que ce soient les marques corporelles, le culturisme, les régimes alimentaires, la chirurgie esthétique, les salons de beauté, etc., il faut « changer » son corps pour être à la hauteur. Aujourd’hui, le corps devient un objet de création, de design. »

Je souhaite travailler sur la notion de « Corps contemporain », quels sont les mouvements que le corps a subi pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. J’entends par « Corps contemporain » la notion de corps déformé par le BESOIN d’être adapté à l’environnement qui l’entoure , quelles sont les formes de pression de la société qui influent sur les transformations individuelles et collectives, quelles DEFORMATIONS apparaissent, quelles formes prennent elles. Je prends l’invitation du LYNCEUS festival de Binic et sa proposition de thème : « Faire corps » comme la possibilité de créer un espace où le corps humain pourrait décider de retourner en arrière, faire corps avec la nature, recréer les liens et les formes de sa position initiale, ou originelle. Je propose de travailler sur la forme d’une installation vidéo et photographique déambulatoire à l’intérieur d’une maison ou d’un espace désaffecté. Je prends Binic, ses habitants, ses paysages comme matière première pour créer mes photos et mes vidéos. « Binic et ses corps contemporains ».

Une installation conçue par Vasil Tasevski

Deux performances créées par Matthieu Gary et Vasil Tasevski

Vasil Tasevski et Matthieu Gary proposeront deux formes courtes le dimanche 4 Juillet. L’une dans la salle de l’estran dans le prolongement de l’installation vidéo de Vasil Tasevski, l’autre dans un lieu encore tenu secret. Pour cette 3ème édition du Lyncéus festival les deux acrobates de la cie Porte27 proposeront une réflexion sur la thématique « Faire corps ». Faire corps pour l’acrobate c’est éprouver la matière, traverser les grands espaces, y errer, s’y confronter, avec comme matière première, des corps mouvants.

Le diptyque sera construit en deux temps, deux soli de 15 à 30 min chacun, écrit comme un dialogue muet entre deux corps.

Marcher avec les dragons- Matthieu Gary-Mât chinois – Lieu inconnu.

«Notre but c’est de préserver le mouvement » nous dit l’acrobate dans le spectacle CHUTE ! Marcher avec les dragons proposera un Spin off du spectacle, l’occasion de mieux comprendre le temps d’une courte performance, ce qu’il entend par « préserver le mouvement ». Dans une aire de jeux dessinée par des lignes, le corps nous racontera la poétique des grands espaces. Les lignes de Binic, les mâts de bateau, l’horizon, les haubans, les quais, les falaises, seront les moteurs la mise en mouvement de l’acrobate. Il sera question de changer le point vue, distordre le temps, éprouver ce qui serait un rapport poétique de l’espace.

I Wake up in Motion- Vasil Tasevski – Sphère/vidéo-L’Estran.

Toujours le mouvement, celui d’un voyageur errant, dans un espace auquel il va devoir s’adapter. L’acrobate évolue à l’intérieur même d’une installation vidéo, traversant les espaces au grès des changements du temps, des couleurs et des sons. Changer de peau, se camoufler, se révolter, autant de stratégies pour révéler un rapport au monde complexe, mais toujours mouvant.