Du feu au-dedans

Texte et mise en scène: Régis de Martrin-Donos

Jeu: Fernanda Barth

D’après une idée originale de Fernanda Barth

Lumières et Régie générale : Jennifer Montesantos

Production : Collectif Lyncéus / Lyncéus Festival 2017

Spectacle inscrit au répertoire du collectif Lyncéus

 

En septembre 2016 j’ai été invitée à participer du festival Cirque et Mer situé à Plougrescant, en Bretagne. La direction du festival m’ayant accordé une totale liberté quant au choix du texte et du lieu, j’ai choisi de travailler au milieu de la vase, au bord d’une étrange échancrure de mer nommée la Baie de l’Enfer. J’y ai non seulement vu la possibilité de développer le thème du mal mais également de réfléchir à la manière dont l’art nous permet d’approcher l’horreur à travers un regard poétique créateur de beauté.
Inspiré de ce premier spectacle, mon travail actuel aux côtés de Régis de Martrin-Donos, s’articule autour d’archétypes féminins capables de débordements émotionnels, physiques ou moraux. Ces figures transgressives témoignent d’un inconfort face à la norme mais sont avant tout le fruit d’un féminin fantasmé et jugé comme menaçant, car incompris. Corps soumis, pris en otage par des pulsions qui le dépassent ou corps affranchi, jouissant de sa propre débauche et flirtant avec l’idée de péché: au cœur d’une telle tempête, de quelle nature sont les paroles qui jaillissent du corps féminin?
Dans le cadre du Lyncéus Festival 2017, une nouvelle question se pose: dans quelle mesure la transgression représente non seulement un acte de destruction mais aussi et paradoxalement, une tentative de reconstruction du féminin?

 

Une bergère du Moyen Age accusée de sorcellerie, une chanteuse dans sa loge de cabaret, une journaliste féministe, une femme préhistorique, une prostituée, une mère révoltée, une adolescente rebelle qui s’identifie à Dalida… Autant de portraits de femmes d’époques, de milieux, de situations et de sensibilités différentes. Tout les oppose. Et pourtant un lien mystérieux et fort les unit et les apparente. Qu’est ce que le féminin, à travers les siècles, les classes et les rôles sociaux ? Une seule actrice incarne tour à tour ces portraits vivaces, réunis par la même nécessité de prendre la parole et livrer leurs secrets. Écrit à partir de témoignages ou surgis de l’imagination d’un jeune auteur, ce spectacle célèbre les femmes et la féminité.

 

Fernanda Barth, comédienne brésilienne formée au conservatoire du 13e arr. puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Elle possède une licence et un master en études théâtrales à l’université Sorbonne Nouvelle ainsi qu’une solide formation en danse classique et contemporaine.

Parmi ses derniers travaux figurent : Le Songe de Don Quichotte et Le Bal des Objets mis en scène par Florient Azoulay au Grand Palais, à Paris et au Bâtiment des Forces Motrices, à Genève, 1er Avril mis en scène par Yves-Noël Genod au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, Laisse la Jeunesse Tranquille mis en scène par Lena Paugan dans le cadre du Festival Théâtrales Charles Dullin, suivi d’une tournée en Bretagne, Les Reines de Normand Chaurette mis en scène par Lisa Guez et joué à Chartres, Médée de Corneille mis en scène par Jérémy Ridel au Festival Théâtre en Liberté et des performances dansées sur le thème de Roméo et Juliette au Théâtre National de Chaillot.

Par ailleurs, Fernanda crée La Baie de l’Enfer, dans le cadre du festival Cirque et Mer, à Plougrescant. Elle joue dans divers spectacles présentés au court des quatre éditions du Lynceus Festival à Binic : La Nef des Fous, écrit et mis en scène par Antonin Fadinard, Ganeoch’ bepred  d’Emmylou Mulhmatter, mis en scène par Sébastien Depommier, Grèves écrit et mis en scène par Camille Davin, Torino 2cv de Clémence Weill, mis en scène par Antonin Fadinard et Babylone – Les Murs d’Argile d’Antonin Fadinard, mis en scène par Sébastien Depommier. Actuellement, Fernanda est en résidence au Théâtre National de la Colline avec le projet M comme Médée mené par Astrid Bayiha.

 

Régis de Martrin-Donos est auteur, metteur en scène, et comédien. Il écrit en 2007 dans Faire fondre statuettes pour statues, présenté au concours des Conservatoires de Paris au Théâtre du Rond-Point. En sortant du conservatoire du 15e arrondissement de Paris en 2009, il écrit Frontière, révélé par le comité de lecture du CDN de Montpellier. Pièce présentée au festival NAVA en juillet 2011.

Il est l’auteur et le collaborateur artistique du Garçon sort de l’ombre mis en scène par Jean-Marie Besset au CDN de Montpellier (2011. Editions L’Avant-scène). Il coécrit et met en scène un spectacle d’après la correspondance de Diderot : Diderot Bagarre, créé au CDN de Montpellier et repris au Théâtre de Poche Montparnasse en mars 2013 (Editions L’Avant-scène).

Il assiste Gilbert Désveaux à la mise en scène de L’Importance d’être sérieux d’Oscar Wilde, créé au Théâtre des 13 vents et de La Maison et le Zoo d’Edward Albee. Il est également assistant à la mise en scène d’Il faut je ne veux pas d’Alfred de Musset et de Jean-Marie Besset au CDN de Montpellier pour la saison 11/12 et qu’il reprend et joue en tournée en 2013.

Il met en scène Le Banquet d’Auteuil de Jean-Marie Besset au CDN de Montpellier, puis au Théâtre 14 et au 20ème Théâtre à la rentrée 2015. Il joue en 2016 dans La Surprise de l’Amour de Marivaux dans la mise en scène de Mathilde Carreau. Il adapte et met en scène un récital piano sur les poèmes de Rimbaud et Verlaine, intitulé Rimbaud chante. Enfin, il met en scène en 2016 Jean Moulin, Evangile de Jean Marie Besset. Ses deux dernières pièces, Toutes les dates de naissance et de mort (Festival Nava 2013) et Suzanne et les vieillards (2015) sont inédites.

Avec :

Fernanda Barth