L’OEIL ÉGARÉ / DANS LES PLIS DE L’OBÉISSANCE AU VENT (Diptyque)

Une proposition de Sébastien Depommier

Collaboration artistique: Muriel Vernet

D’après le recueil d’André Du Bouchet, à partir de fragments poétiques inachevés de Victor Hugo

Création du Collectif Lyncéus

Coproduction: Cie Choses Dites

L’OEIL EGARE – POEME

L’oeil égaré dans les plis de l’obéissance au vent est un recueil de fragments inédits de textes de Victor Hugo, rassemblés par André Du Bouchet dans la seconde moitié du XXème siècle. Ce collectage nous livre un grand poème métaphysique qui vient nous questionner sur le sens d’Être au monde et nous interroge devant l’Infini. C’est une Grande nuit noire, ou un Individu est en pleine quête. Quoi être devant le grand bain des immensités ? Quel est notre rapport au monde, aux Autres et à soi-même. Dans cet acte/état d’introspection particulière, Hugo nous invite à « abandonner la surface, soit pour monter soit pour descendre » L’oeil égaré dans les plis de l’obéissance aux lois de l’univers où l’homme ne sait plus évaluer l’étendue des astres. Il se voit perdu, sans repère à la merci du Hazard et de la nécessité. Il se débat en exigeant des réponses. Figure trouble. À moitié Homme. Résidu amoureux des étoiles qui hésiterait à se choisir un statut, Il ne sait plus. Il a creusé un trou. Et cherche.
Entre contemplation, vertige, désespoir, l’homme ne se voit plus. Il est sur le seuil de la stupeur devant l’immensité. Il lutte car il veut « le firmament réel » Qu’est-ce qu’être Homme ? L’oeil Égaré nous traduit l’angoisse du rapport d’Hugo face au Cosmos, aux Astres, à l’infiniment petit, à l’infiniment grand ainsi qu’une violente dimension devant les institutions politiques et religieuses. Ce qui m’intéresse à travers cette figure et matière hugolienne, ce sont les possibilités d’invention autour du non-être, de la figure Hybride et, ainsi, du genre. Que veut dire être un Homme lorsque l’on est reclus du monde, des autres, et en état de méditation contemplative? Me viennent évidemment à l’esprit des gravures romantiques de bonhommes esseulés avec de grands feutres noir et des écharpes aux vents ou encore de vieux corbeaux perchés, déplumés après des batailles, des hommes des cavernes ayant tout abandonné… J’aimerais m’amuser de ces imageries et pouvoir les déjouer. Comment quand on est plus, peut-on s’incarner et ainsi s’individualiser ?
Qui est le Monstre ? Ce que l’on ne parvient pas à connaître de soi-même ? Les autres que l’on a ou qui nous auraient rejeté ? Ce que l’on veut bien encore représenter ? La voie du questionnement est à la verticale de nos têtes. Toujours.

Avec :

Sébastien Depommier

 

 

 

 

 

DANS LES PLIS DE L’OBÉISSANCE AU VENT – CHANSONS ÉQUIVOQUES

Là où les réponses ne suffisent pas. Ou la parole finit par se déposer dans des impasses vertigineuses, il y a le Versant Anéanti. Cela me plaît d’envisager le relai de l’oeil égaré avec son double à plume et à paillettes qui viendra se survivre pour chanter son désespoir. Ici la question du genre risque franchement d’être énoncée. Et la problématique de s’affranchir viendrait comme un remède. Chanson légère et vague à l’âme d’un coeur en peine. Le Versant Joyeux, cynique et un quelque peu névrosé aborde la problématique d’une toute autre manière …
Dans ce dialogue-Miroir, l’un et l’autre vont de paires, ils se répondent et se complète sans doute devant la question « Comment puis-je me tirer de là? » « Où cela va ? ». « Je n’en sais rien ».

SÉBASTIEN DEPOMMIER

Formé au Conservatoire d’Annecy puis au Conservatoire de Grenoble, il obtient son Diplôme d’Études Théâtrales en juin 2009. En 2009, il travaille pour le CNSAD en tant qu’assistant de « La Tragédienne Amoureuse » – D’Eugène Scibe. Mise en scène de Michel Fau. Il entre en 2010 au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans la classe de Jean-Damien Barbin (Promotion 2013), et travaillera entres autres sous la direction de Christophe Maltot et de Philippe Calvario dans le cadre d’ateliers. En décembre 2012, il met en scène les élèves de sa promotion du CNSAD dans Caligula ou le joueur d’après Albert Camus.

En 2014, il travaille pour L’Opéra de Metz Métropole sous la direction de Paul-Emile Fourny dans la mise en scène et l’adaptation du roman de Jean Teulé, « Charly IX ». Il travaille également à On ne badine pas avec l’Amour de Musset dans le rôle de Perdican – de Christophe Maltot.

Avec la compagnie Choses Dites, il travaille avec Muriel Vernet dans les spectacles « Gibiers (matériaux/fragments) du Temps » – chantier artistique ,« À tout va » d’après Gabily ;« Phèdre- Pour Hippolyte, le jeune homme au fusil  » de Yannis Ritsos,  » Celui qui ne sait plus parler qu’il chante! » un cabaret intempestif, “Mangeront-ils de Victor Hugo, et « La Pluie d’Eté, un conte pour notre temps » d’après Marguerite Duras. Il codirige la Compagnie Lyncéus-Théâtre depuis 2015 et joue dans La Nef des fous et Un Règne, pieces écrites et mises en scène par Antonin Fadinard.Et également dans  » Et dans le regard, la Tristesse d’un paysage de Nuit » d’après M. Duras,  » Laisse la jeunesse tranquille » de Côme de Bellescize,  » Les Sidérées » d’Antonin Fadinard et  » Les Coeurs tétaniques » de Sigrid Carré-Lecoindre, des mises en scène de Léna Paugam. Pour le Lynceus Festival il met en scène en 2015  » Ganoch’ Bepred » un texte d’Emmylou Mulhmatter et en 2016  » A l’Ouest »une pièce de Clément Camar-Mercier et Babylone 1 – Les murs d’Argile d’Antonin Fadinard en 2017.

 

 

MURIEL VERNET

Directrice artistique de la Compagnie Choses Dites, Metteure en scène,

Comédienne et Pédagogue.

De triple formation – Musique/ Danse/ Théâtre – Muriel Vernet s’est notamment formée à l’Ecole du TNP de Chaillot à Paris avec Antoine Vitez, Madeleine Marion, Yannis Kokkos, Jean-Marie Winling. Comédienne depuis 1986 au théâtre et au cinéma, elle est metteure en scène et directrice artistique de la Compagnie Choses Dites depuis 1999.

Avec la Compagnie Choses Dites et au cours de nombreuses années de résidences d’artistes (Hexagone – Scène Nationale Art et Science de Meylan, Communauté de Commune Bièvre-Isère, Théâtre de Vienne), elle a porté à la scène plus d’une quinzaine de créations, grands formats et petites formes , essentiellement portant sur des écritures contemporaines ou intempestives, et plus d’une trentaine de lectures scéniques ; l’axe du travail de la Cie Choses Dites étant de croiser différents gestes artistiques ( musique, danse, vidéo, cinéma) avec la « parole poétique », le travail de la Langue (Théâtre, littérature, poésie)

Les créations de Choses Dites :

L’Echange de Paul Claudel, L’Epitre aux jeunes acteurs pour que la Parole soit rendue à la Parole d’Olivier Py, L’impossible Innocence du Monde, d’après Büchner, Kleist, Peter Handke, Grand et Petit de Botho Strauss, le Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon, Et si on jouait au Camion, Marguerite ? D’après le film Le Camion de Marguerite Duras, Rencontres avec le peintre Bram Van Velde de Charles Juliet, Phèdre de Yannis Rítsos, Gibiers du temps, et A tout va de Didier-Georges Gabily, Celui qui ne sait plus parler qu’il chante ! Cabaret intempestif, Mangeront-ils ? De Victor Hugo, La pluie d’été, ou un conte pour notre temps, d’après le roman de Marguerite Duras…

Très investie également dans la transmission, Muriel Vernet enseigne depuis 1994. Notamment intervenante dans des Ecoles Nationales Supérieures, elle enseigne également en Conservatoires (Conservatoire de Lyon, Conservatoire de Grenoble). Elle est actuellement directrice du département théâtre du Conservatoire d’Annecy et enseigne à l’Ecole de formation d’acteurs Auvray-Nauroy à Paris.

Avec :

Sébastien Depommier

Antoine Selman

 

 

 

 

 

L’oeil égaré / Poème se jouera sur le quai des Corsaires

Les 29 à 16h (ET NON PAS 17H COMME INSCRIT DANS LE PROGRAMME) et le 30 Juin à 17h

Dans les plis de l’obéissance au vent / Chansons équivoques se jouera sous le chapiteau du Lyncéus festival

Les 29 et 30 Juin à 19h30

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